MUSEE DE LA PAILLETERIE :

Adresse : 1658 avenue d’Antibes
45200 AMILLY

Ouverture au public : Tous les SAMEDIS de Pâques à la Toussaint de 14h30 à 17h30.
Groupes : sur réservation à l’Office du Tourisme au02.38.98.00.87
Tarifs :
individuels : 2 euros
Groupes : 1,50 euro
Scolaires : gratuit

Téléphone : 02.38.98.78.93 (en dehors des heures d’ouverture, appeler l’Office du Tourisme).
Accès : sortie SUD de l’agglomération, à l’échangeur N7/N60.
Dans le Domaine de La Pailleterie, à côté du Supermarché LECLERC.


Ce musée est situé dans le vaste parc d’un château qui abrite un petit Conservatoire de Musique.
Dans le cadre exceptionnel de deux granges anciennes, ce musée présente l’outillages des différents métiers de la France rurale d’autrefois, ainsi que les aspects particuliers d’un petit « pays » : le Gâtinais. Sa forêt, sa vie agricole, ses jardins maraîchers, sa batellerie, ses activités industrielles.
On peut suivre pas à pas les développements de la vie agricole depuis plus de 100ans :Moissons à la faucille, à la faux, à la moissonneuse. Battage et tri du grain au van, au fléau, au tarare, à la batteuse. Progrès dus au drainage, aux engrais, à l’enseignement agricole.
On peut voir les outils du sabotier, du vannier, du charron, du tonnelier, du tuilier briquetier
Les industries se sont développées tôt dans le Gâtinais : Dès le XVIIIème siècle : papeteries, verrerie, filatures de coton et de soie. Aux XIXème et XXème siècles : fabrication du caoutchouc ( Hutchinson) , engrais et produits chimiques, fonderies de cloches.
Entre Loire et Seine,et du Sud au Nord, le Loing draine tout le Gâtinais. Un système de canaux s’est vite implanté (Canal de Briare commencé sous Henri IV) .La batellerie a joué un grand rôle et la corporation des mariniers y était très importante( confrérie St Nicolas).

LES ORIGINES DU MUSEE DE LA PAILLETERIE

Les Amis du Vieux Montargis avaient déjà ouvert à Montargis un petit musée d’Arts et Traditions Populaires dans ce vieux quartier des Tanneurs qu’ils avaient si fortement contribué à sauver .Mais ce musée se révéla bien trop petit pour y abriter toutes leurs richesses.

C’est alors que le Maire d’AMILLY, M. GIRARDY qui venait d’acquérir pour sa commune le domaine de La Pailleterie , offrit aux Amis du Vieux Montargis de les accueillir dans les communs du château pour y abriter leurs collections rurales.

Amilly ayant obtenu une subvention du Ministère de l’Agriculture au titre de commune rurale, ce furent les COMPAGNONS DU TOUR DE France qui refirent à l’ancienne les charpentes et les toitures de ces deux granges destinées à devenir leur deuxième musée. Deux mezzanines furent installées en surplomb à droite et à gauche de la Grande Salle et une immense baie vitrée fut mise en place pour éclairer la pièce. Ainsi, la municipalité d’Amilly se présente-t-elle comme le premier acteur de ce musée , une bonne volonté qui, depuis lors, ne devait jamais se démentir, qu’il s’agisse des élus municipaux eux-mêmes, des services techniques, des bureaux, services photographiques et imprimerie ( voir, entre autres, notre dépliant)

L’installation qui suivit fut l’œuvre de toute une équipe, les décisions étant prises d’un commun accord après plusieurs réunions.Tout fut discuté, à commencer par le choix de l’ordre de présentation des collections et l’affectation des diverses salles : emplacement de l’entrée et de la salle d’accueil.
Puis la salle consacrée à la forêt et aux travaux du bois, et, à l’étage dans la mezzanine, le sabotier et le vannier.
Dans la grande salle : agriculture, élevage, jardiniers-maraîchers.
Ensuite la vigne, le vin, la tonnellerie, et, dans la mezzanine, les mariniers du canal.
Dans la deuxième grange, les artisans et l’industrie ( charron, paveur, verriers, tuiliers, fondeurs de cloches, Langlée, Hutchinson et les industries chimiques.

Il fallut ensuite mettre en place, en fonction des besoins et des espaces disponibles, toute une série de panneaux, meilleur moyen d’exposer les objets de manière rationnelle. Ce fut l’œuvre de Jean LEMOSSE et de Jacques WARSCHNITTER. Il fallut disposer les vitrines, puis réunir, choisir et organiser l’ensemble de l’outillage, prévoir des titres, des notices explicatives. Il fallut pour cela se documenter sérieusement. Chacun voulut s’y mettre ; il y eut des enquêtes après d’anciens artisans ( vanniers, tuiliers, fondeurs de cloches….) ; des spécialistes se manifestèrent. L’historien eut son mot à dire, à savoir Gaston LELOUP. Les membres du bureau des A.V.M. s’impliquèrent , dont le Président d’alors, Georges THOUVENOT et son épouse France THOUVENOT, et bien d’autres encore.

Le peintre Pierre LIORET nous fit pour l’entrée une grande carte historiée du Gâtinais. Les services forestiers, l’O.N.F., Monsieur CHIEZEN en particulier nous apportèrent de la documentation, des textes et du matériel. L’ECOLE des BARRES fut mise à contribution ainsi que Jean-Marie VOIGNIER . Georges MELTZHEIM apporta ses soins aux questions agricoles, et Robert GAUMONT à l’ECOLE du CHESNOY . Louis BEAUDENON fut l’âme du quartier des jardiniers-maraîchers.
………………… ..,fille de l’ancien tuilier de Chantecoq confiait au musée une partie de ses collections. André AUBOUR ressuscitait le métier de paveur. L’ancien marinier WATTEAU, et Monique WATTEAU, sa fille, nous aidèrent à mettre en place l’exposition sur la marine du canal. Jacques WARSCHNITTER, l’ancien Directeur d’HUTCHINSON et son collègue Jean FOFOL organisèrent l’exposition sur l’usine HUTCHINSON . Claude RETIF apporta sa contribution pour l’usine d’engrais de SAINT-GOBAIN. Un développement sur la Verrerie de BAGNEAUX est dû à ………………..
Quant au grand metteur en scène de tout cela, ce fut l’ancien photographe, « Meilleur Ouvrier de France », Jean LEMOSSE, relayé dans certaines parties par Jean THEVENOT.

Cela fait déjà pas mal d’acteurs. D’autres noms auraient pu être cités, de personnes qui intervinrent efficacement. Il ne faudrait pas non plus oublier les nombreux donateurs, collaborateurs enthousiastes, dont l’âme revit au travers de ce musée.

Il y eut de courtes expositions temporaires.
Mais l’année 2000 va marquer un tournant.

D’abord, il y eut la forge offerte par Madame DOGER de Saint Germain des Prés. Nous ne pouvions manquer un tel ensemble d’objets ( hotte ,soufflet, forge, enclume, outils ).Monsieur Lemosse imagina un nouvel agencement de la Salle de l’Industrie et les SERVICES TECHNIQUES de la Ville d’Amilly procédèrent à la restauration et au montage de tout cet ensemble en suivant les conseils de Monsieur MITTON, forgeron.

Ensuite, il y eut la carriole offerte par Mr LELOUP et Mme GIRONNET. Il n’y avait plus de place , Monsieur Lemosse en trouva. : une petite estrade au milieu de la grande salle.

D’autres ré-agencements permirent d’installer, dans la mezzanine Est un remarquable ensemble d’appareils photographiques offerts par Mr Lemosse.

Nous en sommes là.